Partager sur

tous les portraits
témoigner à propos

témoignages

Vous avez, vous aussi,
vécu un amour interdit ?

partagez votre histoire
TOUS LES TÉMOIGNAGES

Le sexe

Rien dans nos histoires respectives ne prévoyait qu'on se rencontre un jour. Nées sur deux continents différents, moi en Afrique occidentale, elle en Asie. Nous nous sommes aimées en Europe un soir de Noël, comme un cadeau que la vie nous faisait. Moi, couleur...

Lire la suite

Anonyme

Rien dans nos histoires respectives ne prévoyait qu'on se rencontre un jour. Nées sur deux continents différents, moi en Afrique occidentale, elle en Asie.

Nous nous sommes aimées en Europe un soir de Noël, comme un cadeau que la vie nous faisait. Moi, couleur ébène, elle couleur sable. Moi affrontant le monde avec une insolente volonté de tout voir, tout découvrir, elle portant la discrétion dans son regard, la beauté dans ses gestes.

Moi musulmane, elle bouddhiste. Moi me cherchant encore sexuellement, elle certaine de son homosexualité mais toutes les deux le cachant à nos proches. Tout absolument, tout nous opposait et pourtant l'amour nous a réuni. Comme un ciment qui consolide les différentes apparentes et visibles de tous. Nous nous sommes cachées, non pas pour fuir les jugements mais pour préserver cette union que nous prenons comme une bénédiction et un doigt d'honneur aux préjugés.

La couleur

Loin d'être aussi problématique que l'histoire de ce jeune couple aux Etat-Unis, j'ai moi même eu des soucis à cause de ma couleur de peau. Je suis métisse française-camerounaise, et je suis en couple avec mon copain ( blanc ) depuis un petit moment...

Lire la suite

Anonyme

Loin d'être aussi problématique que l'histoire de ce jeune couple aux Etat-Unis, j'ai moi même eu des soucis à cause de ma couleur de peau. Je suis métisse française-camerounaise, et je suis en couple avec mon copain ( blanc ) depuis un petit moment maintenant. La première réaction que sa mère a eu lorsqu'il a dit qu'il avait des vus sur une "noire" c'est de lui demander si j'avais des papiers, si j'étais "éduquée" et si je n'allais pas profiter de lui. Après m'avoir rencontré, elle m'a dit qu'elle était rassurée, mais je n'oublierais jamais ses premiers doutes et surtout le soulagement de toute sa famille que je ne sois pas " ce genre de noir ", en les citant.

La tradition

Je suis étonnée que les différentes rubriques ne proposent pas l'âge. Je suis une femme de 43 ans et j'aime un homme de 25 ans, qui m'aime en retour. La différence d'âge dans ce sens (une femme -beaucoup- plus âgée que l'homme qu'elle aime) est...

Lire la suite

Je suis étonnée que les différentes rubriques ne proposent pas l'âge. Je suis une femme de 43 ans et j'aime un homme de 25 ans, qui m'aime en retour. La différence d'âge dans ce sens (une femme -beaucoup- plus âgée que l'homme qu'elle aime) est encore très mal vue, y compris dans nos sociétés occidentales pourtant ralliées au mariage pour tous et très tolérantes vis-à-vis des hommes d'un certain âge vivant une relation avec de jeunes femmes. Et pourtant, il faudra bien s'y faire! Car avec l'explosion de la famille, la redéfinition incessante du couple, la libération de la femme qui n'en finit pas elle aussi de porter ses fruits et le recul de l'entrée dans la vieillesse, de tels couples vont se multiplier. Alors, mesdames, au lieu de vous lamenter sur la concurrence représentée par les jeunes femmes, faîtes comme vos ex, portez de l'intérêt aux hommes jeunes! Ils ne sont pas tous écervelés, paumés ou immatures, loin de là!!! Et en plus ils sont... beaux.

La tradition

Un soir, une réception très officielle, la tête ailleurs dans les préoccupations de l'organisation, et pourtant ... en un regard j'ai su que c'était TOI. Tu étais l'homme de ma vie, je ne pouvais le nier, ni passer à côté. L'émoi était réciproque,...

Lire la suite

Solal

Un soir, une réception très officielle, la tête ailleurs dans les préoccupations de l'organisation, et pourtant ... en un regard j'ai su que c'était TOI. Tu étais l'homme de ma vie, je ne pouvais le nier, ni passer à côté. L'émoi était réciproque, et les interdits nombreux, tu sortais d'un divorce compliqué, j'étais mariée avec deux enfants jeunes. Pourtant, nous avons tout posé là, tout abandonné de nos vies passées, des préjugées et des "on dits" de notre petite ville de province pour vivre notre passion parfois délirante et débordante. Au final, 20 ans de bonheur, d'échanges, de complicité, d'amour, d'amitié ... c'est ça le bonheur je l'ai tout de suite su, et je le sais encore aujourd'hui.

Pourtant, tu as lâché ma main, tu as regardé par dessus mon épaule et tu as fini par rejoindre le chant des sirènes. Aujourd'hui, chaque échange est une douleur, chaque appel est un malaise. Je pense que je ne peux pas guérir de toi.

Nous nous sommes tant aimés que nous avons même oublié de faire un enfant, nous n'en avions pas besoin, il n'y avait pas de place entre nous, nos enfants en ont assez souffert.

Mais je peux le dire haut et fort car j'en suis fière, j'ai rencontré l'homme de ma vie, tout le monde ne peut en dire autant !

La religion

Autour de la vingtaine, jai vécu avec un libanais, de religion druze. Il était en France pour ses études. Au bout de six mois de relation, il a annoncé qu’en raison de sa religion, jamais nous ne pourrions fonder une famille. Il n’est pas possible de se convertir à...

Lire la suite

Anonyme

Autour de la vingtaine, jai vécu avec un libanais, de religion druze. Il était en France pour ses études. Au bout de six mois de relation, il a annoncé qu’en raison de sa religion, jamais nous ne pourrions fonder une famille.

Il n’est pas possible de se convertir à cette religion : il faut être né de deux parents druzes pour être druze. Il m’a dit qu’une personne qu’il connaissait, druze également, a été tuée pour avoir aimé une femme d’une autre religion. D’autres ont été rejetés par leur famille. Lui ne voulait pas être rejeté par ses pairs.

Sa famille, au Liban, n’a pas eu connaissance de notre relation. Ses amis, autant en France qu’au Liban, n'étaient pas non plus au courant. Cela a duré près de trois ans, et puis il est parti.

La frontière

Mon histoire a débuté un jour d'été, moi expatriée à des milliers de kilomètres, lui originaire du pays où j'habite aujourd'hui à la culture très différente de la mienne. C'est une histoire qui commence bien, qui continue bien aussi, on sait pas trop...

Lire la suite

Anonyme

Mon histoire a débuté un jour d'été, moi expatriée à des milliers de kilomètres, lui originaire du pays où j'habite aujourd'hui à la culture très différente de la mienne. C'est une histoire qui commence bien, qui continue bien aussi, on sait pas trop comment.

Nos cultures sont différentes mais finalement on le vit bien, on fait partager notre culture et notre langue à l'autre, même si les attentes sont parfois différentes on savait dans quoi on s'engageait dès le début et chacun fait des efforts.

Nos famille sont différentes aussi, moi descendante d'une famille de paysans, lui descendant d'une ancienne famille bourgeoise. Nos expériences personnelles ont fait que cette différence là se gomme plutôt facilement, nos familles ne sont pas au courant.

Nos statuts sociaux sont différents, je vis de petits boulots, lui est salariée d'une grande entreprise. J'ai parfois du mal à le laisser tout payer, je préserve ma fierté en faisant les courses quand il est pas là.

Notre différences d'âge est de 15 ans, gérable pour deux adultes, moins gérable quand on se rend compte qu'il était au collège lors de la tombée du mur de Berlin et que moi j'avais à peine 6 mois.

On a de la chance finalement. On est heureux ensemble, nos différences nous offrent de quoi discuter pendant des heures.

On arrive à faire abstraction du regard des gens même si les remarques font mal.