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TOUS LES TÉMOIGNAGES

La frontière

J’ai été déporté il y a deux ans et demi, après avoir vécu légalement aux Etats-Unis depuis l’âge de six ans. La déportation m’a séparé de ma femme, mais nous sommes toujours mariés, et le mois de juillet prochain marquera nos 22 ans de mariage. Quand j’ai été...

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Anonyme

J’ai été déporté il y a deux ans et demi, après avoir vécu légalement aux Etats-Unis depuis l’âge de six ans. La déportation m’a séparé de ma femme, mais nous sommes toujours mariés, et le mois de juillet prochain marquera nos 22 ans de mariage. Quand j’ai été déporté, nous pensions tous les deux que nous supporterions la séparation, le temps que je trouve des solutions légales pour rentrer aux Etats-Unis. Il y a deux ans, la mère de Martha, ma femme, est morte. Martha était très proche de sa mère, elle était dévastée. La seule chose qu’elle attendait de moi était d’être à ses côtés dans ce moment particulièrement difficile. Mais je ne pouvais pas être là, ce qui l’a mis en colère. Elle se sentait seule sans moi et a décidé de tenter de reconstruire sa vie, en coupant tout contact avec moi. Nous n’avons que des contacts sporadiques depuis deux ans. A chaque conversation, elle me demande quand je pourrai revenir à la maison, elle me dit qu’elle a besoin de moi à ses côtés, que je suis l’amour de sa vie. Je ressens exactement la même chose pour ma femme. Nous sommes deux personnes follement amoureuses l’une de l’autre, mais une frontière d’acier nous sépare.

Le sexe

Tout le monde m’évite, tout le monde me considère comme un diable, comme un démon. Les homosexuels au Cameroun sont traités comme des animaux.  Témoignage recueilli par Human Rights Watch

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Anonyme

Tout le monde m’évite, tout le monde me considère comme un diable, comme un démon. Les homosexuels au Cameroun sont traités comme des animaux. 

Témoignage recueilli par Human Rights Watch

La loi

Nous nous sommes mariés le 31 mars dernier, mon mari est camerounais et moi française. Nous nous connaissons depuis deux ans. Nous avons dépose auprès de la préfecture une demande de titre de séjour qui nous a était refusé. On nous dit que mon mari est arrivé en...

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Anonyme

Nous nous sommes mariés le 31 mars dernier, mon mari est camerounais et moi française. Nous nous connaissons depuis deux ans. Nous avons dépose auprès de la préfecture une demande de titre de séjour qui nous a était refusé. On nous dit que mon mari est arrivé en France avec un visa d'affaires et que cela ne va pas. Nous avons fait un recours qui est également refusé. Aujourd'hui, il ne nous reste qu'un espoir, faire une lettre au préfet, puisque nous avons 6 mois de mariage et que mon mari est entré en France légalement. On ne permet pas à mon mari de travailler, pourtant il a une promesse d'embauche. À travers toutes ces épreuves, je perds parfois espoir, mais je sais que notre amour sera plus fort que ces épreuves. À tous les couples mixtes, je voudrais vous dire de tenir bon et qu'avec de la persévérance tout s'arrangera.

La religion

J'ai 26 ans, je suis franco-tunisienne de confession musulmane et depuis 2 ans je vis une formidable histoire avec Simon, 28 ans français, athé.   Six mois après le début de notre relation, suite à une dispute avec ma mère, celle-ci découvre non seulement que...

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Arwa

J'ai 26 ans, je suis franco-tunisienne de confession musulmane et depuis 2 ans je vis une formidable histoire avec Simon, 28 ans français, athé.  

Six mois après le début de notre relation, suite à une dispute avec ma mère, celle-ci découvre non seulement que j'ai un copain, mais en plus, je suis sexuellement active en "fouillant" dans mon téléphone. 

Mes parents étant divorcés, je logeais chez mon père à ce moment là. Elle lui raconte tout. 10 ans de conflit et ce fut la première conversation qu'ils s'eurent au téléphone sans se disputer !

Mon père et moi étions très proches, il me demande alors si oui ou non j'avais toujours ma virginité. Lasse de cacher ma relation avec Simon et de devoir mentir, j'ai dit la vérité. 

A ce moment là, je ne reconnus plus ma famille. Mon père alla chercher un couteau dans la cuisine, en larmes : "Je vais t'égorger, les draps blancs sur lesquelles tu es assises seront rouges dans un instant." 

J'avais signé mon arrêt de mort. Mon frère empêche mon père d'entrer dans la cuisine, ma belle-mère et ma soeur fondent en larmes...comme si je venais de perdre la vie. Pourtant, je suis bel et bien là. 

Alors, ma soeur passa un coup de fil à ma mère, et une réunion de famille s'était tenue à l'improviste, dans un McDo. Durant le trajet qui nous menait à ce restaurant, j'ai été arrosé par mon père et mon frère de noms d'oiseaux. 

Ils m'ont forcé à donner des détails sur le nombre de fois où j'ai pu avoir une relation sexuelle, avec combien de personnes, quand avais-je fait cela pour la première fois....le genre de question qui vous dégoutent de vous-même. En public. Ils m'ont forcé à appeler mon copain pour qu'il subisse le même procès. "S'il ne vient pas c'est qu'il ne t'aime pas" disait ma mère. 

Je suppliais mon père de ne pas me laisser partir chez ma mère, car il faut savoir qu'elle me bat depuis toujours sans compter les violences psychologiques qu'elle me faisait subir durant mon enfance.

Mon père ne m'a plus adressé la parole ni même regardé. J'ai dû faire mes valises et aller chez ma mère.

S'ensuit une semaine entière d'insultes et humiliations de la part de ma mère.

Je profite d'une formation de trois jours pour partir avec quelques affaires le matin. Simon venait à mon travail avec un sac vide et j'y mettais tout ce que j'y avais apporté. Et ainsi de suite durant trois jours. Je ne suis pas rentré le soir-même, j'ai dit au revoir à ma mère par texto, lui demandant de ne pas essayer de savoir où j'étais. 

Un mois après ma fuite, mon frère m'aperçoit dans une boulangerie d'une ville où nous habitions auparavant. Il décide de "m'attendre dehors", avant de finir par m'agresser, me frapper et de m'envoyer à l'hopital. 

Le jour-même, à l'hopital, apprenant que ma famille était en salle d'attente, Simon (qui étais venu plus tôt qu'eux) et moi avions pris la fuite par une porte dérobé, notamment grâce à la complicité d'une infirmière. 

J'ai été hébergé par les parents de mon copain durant 7 mois où j'ai également suivi une psychothérapie. Quelques jobs alimentaires plus tard, je retrouve un poste dans une rédaction, le moral, et la confiance en moi. 

Bien qu'un poste de journaliste me soit proposé en Tunisie, Simon et moi emmenageons ensemble le mois prochain. 

Aujourd'hui, une plainte est toujours en cours à l'encontre de mon frère. Subissant toujours les insultes de ma mère, malgré plusieurs tentatives de réconciliation de ma part, je ne parle plus à ma mère, ni mon frère. 

Je donne de mes nouvelles sporadiquement à mon père et à ma soeur sans jamais leur parler de Simon ni de l'endroit où je vis. 

La couleur

Wir haben am 31.März letzten Jahres geheiratet. Mein Mann stammt aus Kamerun, ich bin Französin. Wir kennen uns seit zwei Jahren. Wir haben bei der Präfektur eine Aufenthaltserlaubnis beantragt, aber sie wurde abgelehnt. Man sagte uns, mein Mann sei mit einem...

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Anonyme

Wir haben am 31.März letzten Jahres geheiratet. Mein Mann stammt aus Kamerun, ich bin Französin. Wir kennen uns seit zwei Jahren. Wir haben bei der Präfektur eine Aufenthaltserlaubnis beantragt, aber sie wurde abgelehnt. Man sagte uns, mein Mann sei mit einem Geschäftsvisum eingereist, und dies sei nicht korrekt. Wir haben daraufhin Einspruch erhoben, aber der wurde ebenfalls abgelehnt. Heute bleibt uns nur die Möglichkeit, einen Brief an den Präfekten zu schreiben, weil wir schon seit 6 Monaten verheiratet sind und mein Mann ganz legal nach Frankreich eingereist ist. Er darf nicht arbeiten, obwohl man ihm einen Job angeboten hat. Angesichts dieser Probleme verliere ich manchmal den Mut, aber ich weiß, dass unsere Liebe schließlich alle Hindernisse überwinden wird. Und allen Paaren, denen es wie uns ergeht, möchte ich sagen: Haltet durch, Hartnäckigkeit macht sich auf jeden Fall bezahlt.

Le sexe

Mon identité de genre ne m'a pas interdit d'aimer, mais faire son coming-out trans aujourd'hui n'est pas facile, je suis en couple depuis plus de 10 ans avec mon âme soeur et mon tout, celle qui fait ma vie. Quand je lui ai révélé que je me sentais...

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Bérénice

Mon identité de genre ne m'a pas interdit d'aimer, mais faire son coming-out trans aujourd'hui n'est pas facile, je suis en couple depuis plus de 10 ans avec mon âme soeur et mon tout, celle qui fait ma vie. Quand je lui ai révélé que je me sentais femme c'était dur : j'ai eu peur de la perdre, que notre amour ne soit plus pareil, je me suis sentie comme dans un tourbillon. Pendant un an, j'ai craint que la fin n'arrive, qu'elle me dise que finalement ça allait s'arrêter là. Heureusement, notre amour a repris le dessus, j'ai repris le dessus. Je me sens forte et moi-même maintenant. Je suis mon chemin avec elle à mes cotés, et c'est formidable. Je suis fière d'elle aussi d'avoir su bousculer toutes ses certitudes pour m'accepter comme je suis réellement :)